Hatik - We Love Green

Hatik

Sur son trône de fortune, Hatik s’approprie la scène du rap comme il s’approprie l’espace public. Sans demander la permission, comme il veut, où il veut. Avec sa collection de « Folding Chairs », des plans audiovisuels aux couleurs de l’époque, il ne cesse de faire exploser les compteurs. Parce qu’il a de belles histoires à raconter. Des bonnes, des dures, et autant de subtiles que de rugueuses. Né dans une famille de mélomanes aux attaches jazz et soul, ses premières années lui ont apporté un don pour l’écriture, d’abord en noircissant le papier avec des poèmes. La musicalité du rap américain qu’il affectionne (A Tribe Called Quest, Busta Rhymes,…) fait ensuite place aux mots parlés dans sa langue, avec Soprano and the Psy4 . La carrière de Hatik l’a fait passer du freestyle à des studios éphémères et il a fini par avoir un impact sur certains des grands esprits de la scène rap, qui le considéraient comme un nouveau venu sur la scène. Le temps viendra enfin de mettre un terme à ce jeu de miroirs, laissant Hatik libre de naviguer vers son propre destin. Le destin de Hatik en tant qu’ex-petit ami qui a grandi et dont le potentiel est aussi clair que ses instincts sont craints. Le destin de Hatik s’inscrit dans la sainte trinité du rap français, où se côtoient les messages de Diam, la sensibilité de Soprano et l’attitude de Booba. Aujourd’hui, à 26 ans, Hatik est prêt à dévoiler ce qu’il a prémédité depuis 10 ans. La formule d’un rap a mûri dans l’ombre des sentiments, nourrie par des atmosphères injectées de fièvre, de larmes, de sexe ou de sang. Un univers où l’animal, aussi puissant soit-il, devient aussi un appât pour mieux distiller ses pensées sous couvert d’instrus désirables et de punchs impérieux. La preuve avec ses désormais célèbres « chaises pliantes », véritables machines à rejouer, que le monde se rejoue en boucle pour détecter des détails aussi nombreux que les coups droits. Comme autant de virus artistiques non identifiés, d’une minute ou de près de cent idées, des trésors fragmentés qui touchent à bien des égards. En de nombreux endroits. Et ce n’est que le début. Il faut s’asseoir pour le croire.