Meryl - We Love Green

Meryl

Rares sont les paroliers ou topliners hip-hop devenus stars en France et à l’étranger lorsqu’ils ont décidé d’être interprètes. Et si Meryl était la prochaine ? Originaire du Saint-Esprit en Martinique, elle n’a que 3 ans lorsqu’elle se donne en concert chez elle, fredonnant les chansons de Whitney Houston et Michael Jackson. Très tôt, elle est attirée par les mélodies que ce soit des artistes locaux ou des grandes stars internationales. Son père lui apprend à reconnaître les instruments qu’elle entend. Le rap n’arrive que bien plus tard, lorsqu’elle rencontre Specta, un rappeur de l’underground martiniquais. A ce moment-là, elle découvre qu’il est aussi son cousin. Ce dernier la prend sous son aile après avoir écouté sa démo et lui promulgue quelques précieux conseils. Elle apprend ainsi à structurer un morceau et à être plus efficace dans son écriture et sa manière de chanter. Ensemble, ils sortent le titre « Agression textuelle » qui lui a permis de se présenter aux yeux du public antillais. Si sa performance énervée se fait remarquer, elle, étonnamment, n’écoute pas beaucoup de rap. A la maison, ce sont plutôt Chris Brown, le dancehall et les productions locales ou américaines qui tournent en boucle. Mr. Nin, un producteur basé à Montpellier la repère et décide de la produire. De leurs collaborations naît « Luv Dat » (un remix de « Bitch Better Have My Money » de Rihanna), « Dans mon bled » et le tube underground « An chanjé ». C’est durant cette période que Meryl apprend l’existence des « ghostwriters », ces artistes qui écrivent pour d’autres artistes. Le choc n’est que plus grand lorsqu’elle découvre que Zazie et Pascal Obispo ont respectivement écrit et composé « Allumer Le Feu » pour Johnny Hallyday. Déterminée, elle propose des textes à des artistes locaux et contacte les labels en France pour leur proposer ses services. Elle se rappelle alors de Chris, le boss d’ETMG. (écurie de beatmakers, compositeurs et mélodistes) et FIYAH RECORDS (société de production), qui l’avait contactée quelques années auparavant pour travailler ensemble.

ETMG est une boîte d’édition indépendante qui compte dans ses rangs Pyroman, Junior Alaprod, Shabz, Joe Rafaa, Stork et d’autres producteurs/topliners talentueux. Sa collaboration avec Nin ayant touché à sa fin, elle renoue avec Elaps et intègre la structure. Elle débarque donc en France où elle rencontre toute l’équipe et des artistes comme Shay qui travaille alors sur son album. Petit à petit, Meryl fait sa place tout en continuant d’apprendre de ses pairs. Elle est une nouvelle fois sollicitée sur l’album de Timal, sur lequel elle apparaît sur le titre « Cartel ». Le public français prend note. Elle se rend de plus en plus incontournable et participe aux albums de SCH, Soprano et Niska. En parallèle, elle développe son propre catalogue de titres et prend en compte des conseils de ses camarades. Le Motif lui transmet sa science de la réalisation sonore et l’aide à rendre ses sons encore plus efficaces et accessibles. La magie opère sur « Empêche » et « Band sot » mais c’est « Béni » qui la propulse sur le devant de la scène. Sur la production de Pyroman, Yungspliff & Chapo, la Spiritaine montre toute l’étendue de son talent : flow incisif et mélodies entêtantes. S’en suit l’hymne « Ah Lala » et le tube « Wollan ». Plusieurs millions de vues plus tard et les labels se lancent dans une guerre pour signer le phénomène Meryl.

Aujourd’hui, FIYAH RECORDS a fait le choix de signer avec AllPoints pour Meryl qui a sortit une mixtape en février suivie d’un premier album courant 2020 pour enfoncer le clou. Deux projets qui devraient confirmer qu’elle est bien « bénie ».